Ce qui est sûr, c’est que contrairement à la plupart des meufs existantes, je mettrais à profit le fait d’être attirante pour faire l’amour avec tout le monde, enfin en demeurant un minimum select cela va de soi. Oh Bunny ! Et je rigolerais au nez des gros cons frustrés et des nanas jalouses et hargneuses qui me traiteraient de traînée, d’ « open chatte », je jouirais et pas eux. J’emploie cependant un peu trop le conditionnel et me dois de préciser qu’en l’état actuel des choses je jouis tout de même à une cadence qui ferait des envieux si j’en divulguais la teneur. Mais dans l’immédiat, je suis vraiment dans un mood cataclysmique, atrophié au possible, amputé de ma vitalité. Is it written with your blood, or is it just a lipstick note ? Toujours est-il que l’espèce de retenue de la plupart des filles à faire l’amour gratuitement m’a toujours surpris ; est-ce que je fais des histoires, moi, dans de pareilles circonstances ? Je crois qu’il y a dans l’inconscient collectif une sorte de persistance du cliché sexe = bébés dans neuf mois, c’est odieux, il faut que cela cesse. C’est pourquoi il est urgent que je devienne Supersaloppe Ière. A défaut, il faudrait que j’éduque une fille (ou plusieurs) à suivre cette illustre voie ; je serais presque prêt à procréer pour alimenter cette noble cause. Je trouve ça un peu con comme slogan de chanson, « Nobody Will Touch My Shadow » ; jusque là l’album se tient, mais là on passe de l’autre côté de la ligne, dans le triste paradigme où on écrit pour que les gens se disent « puté coman té tro rokanerolle ! ». Heureusement l’album n’est pas fini, et se laisse par ailleurs écouter très gentiment. Emmanuelle Seigner m’a toujours été très sympathique, en outre, bien que je ne l’aie vue à l’œuvre que dans La 9ème Porte de son tendre époux. Les démocrates, féministes et autres cons me diront sur le ton du reproche que je la trouve cool parce qu’elle est mignonne et que j’ai envie de la pénétrer (il faut que je me débarrasse de cette phraséologie néohouellebecquienne), ce à quoi je réponds : oui et alors ?
De plus, sa voix m’excite – won’t lovers revolt now ? Ce qui est particulièrement attristant avec le féminisme, c’est qu’il s’oppose de manière formelle à ce que l’on puisse ne serait-ce que considérer une meuf sous l’angle de son sex appeal. Ce qui est une vaste fumisterie : si le féminisme n’avait pas été le fait de femmes moches et à la rhétorique grossière, il consisterait à permettre aux filles d’exercer librement leur désir et à considérer autrui d’un point de vue exclusivement sexuel quand ça leur chante. Je me rends compte que je dis des banalités et que j’arrive un peu après la bataille pour pas mal de monde, évidemment, mais pour une fille libérée, combien de bobonnes, combien de féministes castratrices, combien de mères au foyer, combien de psychofrigides ? Je vous le demande. Et j’y réponds pour vous : beaucoup.
Le rapport de force est comparable à celui entre les individus beaux et, réunis, les moches, les pas-drôles, les médiocres, les autres, les beaux-mais-fades. Cela dit je sens bien arriver une grosse chaudasse pour m’objecter que « hé pov mec, moi je couche avec qui j’veux et je désire à tour de bras c’est toi le pauvre coincé réactionnaire à deux balles je suis une meuf et je suis libre ça te pose un problème, gros con, ça te pose un problème ». Le pire dans cette histoire, c’est que je risquerais de prendre acte de la remarque, alors qu’elle proviendrait très probablement d’un beauf qui se marre derrière son clavier, ou alors d’une cruche qui se croit épicurienne parce qu’elle a un mec et un amant et qui tiendrait vis-à-vis de la féminité le même discours que Jean-Michel Apathie au sujet de la classe médiatique : « il est absolument inenvisageable que les journalistes puissent être aux ordres du pouvoir établi / il est totalement inconcevable que des meufs puissent ne pas obéir à leurs désirs, ni être conscientes de ceux-ci ».
Je m’égare, je suis vraiment parti dans un vieux laïus. C’est effrayant à quel point j’écris n’importe quoi. Le pire, c’est en plus que je m’en excuse, comme un con, alors que je pourrais tout simplement reprendre le texte, l’amputer de ceci, l’enrichir de cela, saupoudrer le tout de quelques petites piques colorées, de quelques boutades coquines et hop-là, le tour serait joué, mais c’est pas mon genre. Trop paresseux. Donc je laisse le texte choir dans toute sa lourdeur, lourdeur elle-même magnifiée par ce mea-culpa qui traîne depuis plusieurs phrases.
Bon, pour faire passer la pilule, voici un très joli poëme que j’avais écrit en 2006, vers novembre-décembre :
Quand la vie naît alors de l’amoure précaire
On est très innocent, on ne cherche qu’à plaire
Plus long qu’un « bonjour », plus court qu’un poème d’Hugo, Valéry, Sartre. Oui, Sartre, le vieux moche qui a écrit que l’enfer c’est les autres. De temps en temps je le classe parmi les comiques, d’autres fois parmi les poëtes, bientôt il ira parmi les chansonniers, je trouve qu’il partage avec Bobby Lapointe le sens de la formule, cette intuition de la vanne rigolotte, de la phrase bien tournée qui ne veut rien dire mais qui épate le premier pékin venu. Sartre…
Oui, Sartre, ce même abruti qui a écrit le diable et le bon dieu, cet infâme navet pseudo-théâtral qui prétend expliquer par a + b que la liberté est impossible, car la liberté pour Jay-Pi, c’est de ne pas livrer un secret à son bourreau quand on se fait torturer. Le bel esprit. Cela dit l’existentialisme a certainement un peu d’intétêt, et je n’ai pas lu l’ouvrage le consacrant comme un humanisme, cela dit ça collerait bien avec ce que j’écoute en ce moment (Gustââve Naast s’égosillant comme un porc en parlant des va-et-vient d’une quelconque gourgandine, tentant de ressembler à Pitt Doherty – d’ailleurs on entend même un toussement et l’écho du studio à la fin du morceau, c’est trop des punk rockers). Sartre, Sartre, comment est-il possible qu’on ait accordé un quelconque crédit à un type aussi moche ?
Il faut avoir superbement ignoré Nietzsche pour ne pas se douter qu’un garçon aussi laid ne pourrait qu’enfanter des idées dangereuses et sclérosées. Sartre, c’est un peu le point aveugle de la philosophie – non je n’essaie pas du tout de faire le lien avec ce que j’écoute, non non pas du tout, tu te trompes mouahahaha. Que penser de Naast ? Ahhhhhhh… Le sujet est trop vaste pour aujourd’hui, une autre fois peut-être… Enfin je signale juste que Clod me fait marrer avec les trois notes de clavier qu’on entend de temps en temps pour faire genre « on a un clavier ». Ce gars doit vraiment se prendre pour Ray Manzarek, lunettes de soleil en plus. Inutile de préciser qu’il a tort.
Cette note commence à devenir longue ; pourtant j’aurais voulu rappeler que c’est le début des soldes, que ma grande petite sœur est revenue d’Angleterre, que la moralité n’est que l’instinct grégaire individuel, que ma guitare est trop belle, que mon vélo est trop beau, et qu’entre les deux il va falloir que je mue assez vite pour redevenir le S… sublime et irradiant de fougue que je ne suis plus qu’à moitié assommé que je suis, à moins, évidemment, que je ne devienne Supersalope Ière, mais je n’ai plus qu’une vingtaine d’euros sur mon compte en banque, la chirurgie ce sera donc pour une autre fois. Je rêverai que je suis un monstre tentaculaire maquillé façon New York Dolls qui envoierait ses longs bras gluants absorber les corps les plus beaux pour m’en régénérer et je serais la plus belle créature ayant jamais existé dans le système solaire dont je serai désormais l’astre dominant ; et les belles naïades, même conscientes du danger encouru, viendraient s’exposer à mes rayons langoureux, submergées qu’elles seront par les radiations de la beauté de l’Être Absolu – moi. Je pleurerai en elles et me noierai dans leur beauté pour enfin ne jamais mourir, trou noir sexuel d’une galaxie de désirs retrouvés.








9 exégèses:
"Il est plus aisé pour une jolie fille de coucher avec des beaux gosses que le contraire" Première nouvelle.
Tu sembles penser que pour qu'une fille couche avec plein de mecs, il suffit qu'elle le veuille. Tu te trompes. Ou peut-être que je ne suis pas une "jolie fille".
Nous partageons le même avis sur Sartre, ce qui est une (bonne) raison supplémentaire de te lire. Keep on ^^
Sinon dis donc la dame au nom imprononçable elle a pas l'air contente.
La conversation avec Mme Hanschneckenbühl s'est poursuivie IRL ;)
Willywalt : keep on reading ! cheers !
Je crois que tu n'as rien mais absolument rien compris au féminisme. Et en effet tu écris n'importe quoi. Tu as l'air tellement antipathique que je te conseille de continuer à te complaire dans ta profonde médiocrité intellectuelle.
Il me semble plutôt que la tendance va aux jolies filles accompagnées d'hommes moyennement attirants (ce qui ne les rend pas moins séduisants)... et de voir, par contre, les beaux mecs se pavaner avec leurs pétasses blondes.
Les hommes étant plus tournés vers la beauté physique et les femmes attirées par un "charme" inexpliqué et inexpliquable...
laféministeestlasolution : ta réponse illustre précisément mon propos ; une féministe face à quelqu'un qui lui est antipathique lui conseillera de se complaire dans sa prétendue médiocrité plutôt que de l'encourager dans une autre direction... Mouahahahahahahahahaha
sebika : je ne partage pas ton diagnostic, ou alors seulement à moitié. D'ailleurs, le dépit que tu mets à évoquer le statut des beaux mecs donne tort à la seconde partie de ton intervention ;)
Il semble que Sebika soit l'une des rares personnes qui savent faire la différence entre une belle femme et une pétasse blonde vaguement jolie mais néanmoins transparente. Viens sur mon blog, Sebika, pour enrichir le débat "les hommes préfèrent les cruches", tu es le bienvenu !
Sebika est une meuf ;)
Ah, eh bien tout s'explique...
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