2.3.12

Hollande existe-t-il ?


Nicolas Sarkozy chahuté à Bayonne par des... par BFMTV

Hier, le président sortant Nicolas Sarkozy a été accueilli avec moult égards par la population bayonnaise. La réaction de la droite, bien entendu, ne s’est pas fait attendre, à commencer par le premier intéressé qui dégaine du « voyou » à toutes les sauces, entre un point Godwin capillotracté (les socialistes, selon lui, prôneraient une « épuration » dans la fonction publique) et un bon gros amalgame des quartiers. Les médias reprennent bien évidemment en chœur la bonne parole présidentielle.


Le ton monte dans la campagne par ITELE

On guette donc, hagards, la réponse de la gauche. Quelle sera-t-elle ? Va-t-on jouer la carte de l’indignation ? « Sarkozy ne tient plus ses nerfs, il a dérapé, sait-il seulement que l’épuration ça désigne à peu près 9.000 morts ? C’est indigne du débat démocratique ! ». On n’est pas trop clients de ce registre surfait mais ça prend toujours auprès du kéké de base. Préférera-t-on jouer l’affrontement direct ? « La violence des manifestants n’est qu’une microscopique plaisanterie comparée à celle de la politique menée par Sarkozy. Avant de s’indigner il ferait mieux de prendre la mesure des conséquences de ses actes et de présenter ses excuses à la France ». Ça aurait de la gueule. Ou encore, une sorte de rire dominateur : « Sarkozy ne sait pas de quoi il parle, il perd ses nerfs et on le comprend, les sondages lui sont défavorables, personne ne l’aime et son couple avec Carla ne survivra pas au premier tour de la présidentielle, lorsqu’il partira sous des huées méritées après avoir rassemblé 10% des voix ». Bon pour le moral.

Mais, finauds, les socialistes ont opté pour une toute autre stratégie : condamner la violence et appeler à l’élévation du débat. Si cette option ravira sans doute les chroniqueurs de tous bords férus de débats d’idées désincarnés, il n’en va pas de même pour nous autres, observateurs sadiques, ni pour les militants socialistes (dans leur grande majorité et avec la meilleure foi du monde, vraiment de gauche), ni même encore pour la foule des indécis parmi les électeurs.

Car ce que l’on attend, maintenant, c’est un programme qui tranche radicalement avec le sarkozysme qu’on s’est farci pendant cinq ans. On a besoin que le candidat de l’opposition nous explique pourquoi, par exemple, son programme est différent de celui de Sarkozy. Voire, si son but est de créer un minimum d’enthousiasme vis-à-vis de sa candidature, pourquoi leurs deux programmes seraient irréconciliables. En admettant l’hypothèse qu’il souhaite ne pas s’adresser qu’aux catégories aisées de la population – ce qui est souhaitable lorsque votre parti se dit socialiste – il pourrait s’avérer utile d’observer que les victimes du sarkozysme – majoritaires dans ce pays – subissent quotidiennement la violence venue d’en haut. A cet égard, on se sentira forcément mieux représentés par quelqu’un qui lutte contre le pouvoir en place plutôt qu’un guignol gestionnaire exhibant le « réalisme » de pacotille de son programme comme autant de risettes au monde de la finance.

Se posent dès lors les questions suivantes : Hollande veut-il remporter l’élection ? Hollande est-il socialiste ? Hollande est-il intelligent ?

2.11.11

Grèce / Palestine

Les Palestiniens sont vraiment des connards. Ils veulent être reconnus comme un Etat à part entière alors qu'ils ne reconnaissent même pas Israël comme tel. Sans déc', c'est pas cool. D'autant que, comme chacun sait, Israël reconnaît bien volontiers la Palestine. C'est vraiment pas juste.

Par ailleurs, il y a des terroristes en Palestine. Et ça, c'est pas bien. C'est certainement pas Israël qui se serait construit sur le terrorisme, ah ça non !

Voilà une bonne raison pour continuer de coloniser les territoires Palestiniens. Benji Netanyahou est vraiment un bon gars, il ne se laisse pas marcher sur les pieds par plus fort que lui. Chapeau l'artiste.

Par ailleurs.

La Grèce - fidèle en cela à sa réputation de berceau de la démocratie - a l'outrecuidance de vouloir demander son avis au peuple quant au plan de sauvetage concocté en haut lieu par le nain et Anguéla. Par le biais d'un référendum. Hé oui mes cocos. Vous avez bien lu. Peuple. référendum. Voilà qui n'est pas sans rappeler les réflexes populistes de Jean-Luc Mélenchon. Lui-même aussi populiste que Marine Le Pen. D'où il est démontré que l'initiative grecque relève vraiment du fascisme le plus endiablé.

Heureusement que l'Europe, elle, s'est construite entre les mains des experts, des technocrates, des dirigeants et des banquiers afin de contourner cette avilissante mascarade qu'est le recours à l'avis populaire. On a déjà vu en 2005 ce que ça a donné.

Bref.

Il est surtout amusant de voir comment les éditorialistes, gratte-papier et autres chroniqueurs reprennent sans la moindre ébauche de commentaire la parole officielle (pro-européenne, merkozyste, anti-palestienenne...) comme s'il s'agissait de l'Information objective. Même ma mère (qui a pourtant voté Bayrou en 2007) reconnaît volontiers que tout cela insulte l'intelligence.

Heureusement, nous ne sommes plus qu'une minorité à en être pourvus.

27.10.11

All my friends are bad kids



Pourquoi les Beatles sont meilleurs que les Stones, pourquoi les Strokes n'ont pas ressuscité le rock'n roll, plein de portraits de héros des fifties, pourquoi le funk c'est la vie, pourquoi il n'y a pas de crise du disque, pourquoi Kurt Cobain était aussi génial qu'abruti, pourquoi les Pistols sont une arnaque, pourquoi les Clash sont un boyzband, pourquoi la scène punk 1977 n'arrive globalement pas à la cheville des Stooges, pourquoi David Bowie est surestimé, pourquoi les rockers sont plus sexy que le commun des mortels, pourquoi la drogue, pourquoi le sexe, pourquoi la musique, pourquoi le rock ne peut-il pas marcher totalement la main dans la main avec le système, pourquoi le rock ça ne se passe pas (que) dans les salles de concert, pourquoi Chubby Checker, pourquoi pas Johnny Cash, pourquoi la scène parisienne de 2005-2006 est retombée comme un soufflé, pourquoi l'espoir existe encore, pourquoi les Burnin Jacks sont les meilleurs, pourquoi Elvis est sexy, pourquoi après Hendrix les choses se sont compliquées, pourquoi Pink Floyd c'est quand même du rock'n roll, pourquoi il n'y a pas de rock de droite, pourquoi il n'y a pas de rock de gauche, pourquoi les Wampas c'est la vie, pourquoi je ne suis pas le père de Giulia Sarkozy...

Ah, Dominique...

Vous voyez, ce pauvre type est complètement dans le vrai. Intéressant de noter que la ligne philosophique défendue par le parfaitement droitier Galouzeau sera toujours plus enthousiasmante que celle de ce gros cake de Hollande, totalement soumis à l'axiome fashion consistant à "rassurer les marchés" en s'attaquant au déficit - ce qui revient, en définitive, à nier le principe même de la politique.


17.10.11

LE SUCCES PHENOMENAL DES PRIMAIRES SOCIALISTES MET L'UMP DANS L'EMBARRAS


CACOPHONIE A L'UMP !!! çA SE DEZINGUE DANS TOUS LES SENS ENTRE FILLON ET COPE !!! LA DROITE MAL A L'AISE FACE A NUE GAUCHE PLUS QUE JAMAIS UNIE DERRIERE SON CANDIDAT !!! SARKOZY INAUDIBLE DANS UN CONTEXTE POLITIQUE HOSTILE !!! LE SUCCES DES PRIMAIRES DIVISE L'UMP !!!

C'étaient quelques suggestions de couverture pour Le Figaro...

26.9.11

Rock En Seine

(compte-rendu précédemment publié sous la forme d'une note facebook)


Oui, mes enfants, j'ai honoré de ma présence le Parc National de St Cloud en ce samedi 27 août. J'en ai retiré quelques conclusions, que j'ai pris la peine de compiler dans cette petite note facebook, pour la plus grande jouissance des petits et des grands !


- D'un point de vue gastronomique, c'est vraiment très réussi. Je recommande particulièrement le sandwich à la saucisse de Toulouse, ainsi que le jus de fruits numéro 1 du stand qui vend des jus de fruits. Vraiment très bonne ambiance.


- Amy Winehouse n'est toujours pas là.



- Birdyhunt. S'agissant de potes, je devais en être. C'était parfaitement bonne ambiance. Super maîtrisé et puissant, le set était habilement construit en crescendo, de sorte que le public, au début totalement blasé, a fini par sauter dans tous les sens sur les deux dernières chansons. Chose aussi rare qu'appréciable. Bien ouéj ! Je dirais qu'il leur manque un petit quelque chose (genre une méga compo, ils en avaient une il y a genre deux ans qui était très cool et qui n'y est plus du coup je suis triste), mais ils franchissent sereinement les étapes sans trembler. Histoire de dégainer mes vieux dossiers, je les ai vus à leur premier concert au Gambetta en 2007. LOL. Deux ans plus tard au Batofar ils cartonnaient, maintenant Rock en Seine. Je leur tire mon chapeau.



- BB Brunes. Un curieux hasard a fait tomber la pluie sur Saint-Cloud au moment où Adrien s'est mis à chanter. Les esprits retors y verront un lien de cause à effet. Vraiment, ils abusent, ce genre de raccourcis rhétoriques n'est pas sans rappeler la presse des années trente. Passons. Ce qu'il faut leur reconnaître, comme me l'indique un pote rencontré sur place, c'est qu'ils "font le job". Concernés par leur prestation, ils défendent vraiment leur set. Malgré tout, ça sonne vraiment 2008. C'est presque vintage. Vous noterez que j'épargne mon nombreux lectorat de toute digression prévisible sur les compos dont tout un chacun imagine ce que je pense - meilleur moment du set, la reprise de Gaby de Bashung - des rumeurs veulent qu'ils préparent désormais une reprise de Rehab. Bref, le tout sonne vraiment un peu à côté de la plaque, peut-être du fait de quelques réparties malheureuses d'un Adrien un peu à la masse entre les chansons (genre "vous avez froid ? c'est chaud !") même si malgré tout la frappe de Karim et la guitare de Félix sonnent vraiment cool.


- The Streets. En 2008 ils avaient remplacé Amy au pied levé pour un second set vraiment incroyable. Là, ils étaient ultra-chiants, entre ska FM et soupe inqualifiable.



- Jim Jones Revue. Relégués - on ne sait trop pourquoi - sur la scène Pression Live, Jim et ses moches entrent sur scène sous un tonnerre d'applaudissements. Leur nouveau clavier est à peu près aussi laid (quoiqu'un peu plus frime) que le précédent, mais je n'ai pas le temps d'en arriver à cette conclusion qu'éclate, comme d'hab, Hey Hey Hey Hey, la terre gronde, je saute dans tous les sens, les corps s'entrechoquent dans une épiphanie de boue et de sueur, Jim a la classe, bouge de plus en plus comme une pute (aurait-il récemment assisté à un concert des Burnin Jacks, se demande de concert la foule compacte et nerveuse), et en dépit d'un ou deux faux départs, tient son set de A à Z les doigts dans le nez, même lorsqu'il assure les solos il le fait comme si c'était la chose la plus naturelle du monde et qu'il s'y adonnait depuis son plus jeune âge. Le nouveau pianiste n'arrive pas à la cheville du précédent, joue tous les plans mais en moins bien, décalant souvent d'une ou deux notes, ressassant à l'envi les mêmes gimmicks du style slide downs cache-misère, mais bon, on s'en fout un peu de lui malgré tout. Le bassiste et le guitariste ont toujours leurs gueules d'hommes de main d'Al Capone, toute gomina dehors, et le batteur... LE BATTEUR !!! Enfin un batteur qui ne fait pas de la putain de new wave sophistiquée et relou. Un vrai putain de batteur, qui a écouté autant de fifties que de hard rock, d'une puissance de feu inégalée dans le 9-2. Sissi. Propulsant à chaque refrain le public en délire dans des pogos, sauts, slams et hurlements défiant toute logique, les JJR se permettent de plus en plus le luxe de se faire plaisir sur scène devant un public totalement dévoué, fanatique, amoureux. On regrettera l'absence de Righteous Wrong et Premeditated, ma petite chérie, mais le final - Princess and The Frog, comme d'hab également - laisse totalement sur les rotules, les cinq quadras de la Tamise s'en vont comme des princes au milieu de leur public Frog (hohoho) et me laissent pantois devant cette interrogation majeure : comment des mecs aussi moches font-ils pour avoir autant de classe et de sex appeal ?


ON EST TROP DES REBELLES !!! Y'A

UN MEC QUI FUME SUR LA POCHETTE DE NOTRE ALBUM !!! WAKANWOLL !!!


- Arctic Monkeys. Je n'ai jamais pu les blairer, mais j'y suis quand même allé avec la meilleure volonté du monde, après tout si ça se trouve en live ça déchire, c'est juste que sur disque ils sont chiants comme la pluie, peut-être que j'aurai le déclic de ma vie qui me permettra de les réécouter d'une oreille nouvelle et je me rendrai compte que non, les Artctic Monkeys ne sont pas d'immondes trous du cul besogneux et tristounets. J'ai même patienté une bonne vingtaine de minutes dans la nuit glaciale des Hauts-De-Seine avec les pieds trempés par la pluie. De l'abnégation, oui. Puis, les quatre singes arrivent sur scène et commencent à jouer. Et j'en suis venu - chose rarissime pour l'auteur de NOISE, votre vassal et serviteur - à regretter le silence. Comment dire ? C'était un déferlement totalement informe d'enchaînements absurdes d'accords mineurs qui se veulent "compliqués", sur lesquels une pauvre mélodie tristoune s'accroche comme elle peut, tenue par la voix insupportable d'Alex "je veux qu'on sache que j'aime le reggae" Turner, de temps en temps il y a un gros arrêt, ou un break batterie ou basse, puis ils reprennent leur bouillie tous ensemble, comme un seul homme, histoire qu'on comprenne qu'ils sont en place et qu'ils ont répété avec un métronome. A leur décharge, il y a quelque mérite à reprendre tous ensemble dans un tel amas improbable de coups de batterie - car leur batteur, techniquement très fort, ok, est en fait un gros autiste suractif, qui semble mû en permanence par la peur d'être oublié et se sent obligé par conséquent de taper comme un sourd en continu, à une cadence d'une trentaine de coups par seconde, pieds en mains confondus. Confondus, c'est le mot : on ne comprend rien de ce qu'il joue, et c'est bien là le drame de ce quatuor de roquets casse-couille : ils sont certes techniques mais certainement pas virtuoses, dans le sens où leurs capacités techniques n'ont rien d'enthousiasmant. Ils ne vendent au final que lesdites capacités techniques qui ne valent que pour elles-mêmes et au final, donc, ne pèsent rien. C'est vraiment infiniment mauvais. Nul. Mais vraiment. Dans les cinq morceaux que j'ai écoutés avant de prendre lâchement le chemin de la scène de l'Industrie, il n'y avait pas de compo. Rien. Le néant. Atroce. Apparemment, ça fait partie de leurs derniers albums, réputés encore plus casse-burnes que les précédents. Est-ce une excuse ? Est-ce que les Rolling Stones ouvrent le bal avec les immondices de A Bigger Bang ? Bref. D'une mocheté absolue, donc, les "chansons" en question auraient pu malgré tout trouver leur raison d'être comme générique de film de série-Z ultra violents : le tempo survolté et les accords mineurs s'y prêtent (encore faudrait-il que Turner fermât sa gueule, mais rêvons), je verrais bien un "PALLUS SADIQUE VS PAPY FROTTEUR ET LES PIRANHAS" s'afficher en lettres de sang avec les Arctic Monkeys comme musique de fond, à la rigueur, avec une pointe de distance et de huitième degré ça devrait passer. Mais pas sur la grande scène de Rock En Seine. Quand j'ai quitté le festival, après un set salvateur de Sexy Sushi, le riff de Fluorescent Adolescent résonnait - les Singes étaient encore dans la place. Et je me suis souvenu que, oui, ce riff défonce. Ils ont eu cinq minutes d'inspiration dans leur vie. Evidemment, le batteur s'arrange pour envoyer ses pêches un coup sur le temps un coup à côté, histoire de ramener sa science et de faire le malin (il se prend sans doute pour Ian Paice, auquel cas c'est raté), puis Alex Turner gâche le tout avec une mélodie aussi anorexique que lui, mais oui il y a dix secondes à sauver chez ces trous de gland. J'ai oublié de mentionner qu'ils sont - Turner excepté - obèses et tout à fait dégueulasses et que - Turner non excepté - ils ont autant de charisme que Christine Boutin. Les Arctic Monkeys puent la mort. C'est pas du rock. Ni de la musique. Juste de la merde. De la grosse merde qui pue. Je regrette d'avoir mis autant de temps à broder autour de cette évidence première, mais la haine irrépressible qu'ils font naître en moi méritait qu'ils aient un bon pavé à leur gloire. C'est désormais chose faite. Rideau.



- Sexy Sushi. Enervé et sceptique, je vais voir Sexy Sushi un coup avant de me casser, ma soirée gâchée par les quatre primates. Lorsque j'arrive devant la scène de l'industrie, il y a vingt personnes sur scène, et sur un beat electro objectivement mauvais, une voix totalement cruche répète inlassablement "Cheval, cheval, tu cours comme un fou...", c'est réellement adorable ! Tout le monde se désape, je ne discerne pas réellement la chanteuse qu'on n'apercevra qu'une fois le morceau terminé, lorsque la sécurité évacuera la stage invasion, l'ambiance ici est d'enfer, "cheval mon ami tu es meilleur qu'un dauphin", ça envoie. Un peu comme un Didier Super volontairement décérébré, ou comme une Simone elle est bonne drôle. La chanson suivante est nulle, mais un obèse torse nu avec un masque de lutteur mexicain s'emploie à dégommer une sorte de sapin de Noël et à en envoyer les pièces détachées dans le public, c'est profondément génial. Puis, arrive Le Sex Appeal De La Policière, la seule chanson que je connais de ce groupe truculent : une version brute de décoffrage, incisive, reptilienne. On y voit notamment Rebeka Warrior grimper sur la structure métallique qui tient le chapiteau au-dessus de la scène, se mettre torse-nu, immédiatement suivie par un public empathique, les chansons se suivent, où la nullité est érigée en concept pour se muer la plupart du temps en grands moments géniaux d'humour nonsense à la limite du rite païen, rite qui culminera avec une chanson - une perle - intitulée "Tu dégages", mettant en scène une sorte de scène de ménage archétypique dans toute son absurdité idiote, on est quelque part entre Ionesco, Beckett et Diam's, du grand art. Réconcilié avec l'humanité, j'accueille avec un enthousiasme presque religieux l'intro de "Rachida" : "Bon la grande scène, vous pouvez fermer vos gueules ? On ne s'entend plus ! Ah, mais c'est ces enculés d'Arctic Monkeys ! A MORT LES ARCTIC MONKEYS !!!". Liesse populaire. Je regrette que parfois la chanteuse s'emploie un peu trop à se faire rire elle-même, ce qui fait perdre un peu de consistance au spectacle par moments, mais je ne boude pas mon plaisir. Demeure une question : que fait Sexy Sushi dans la programmation d'un festival de rock ?



- Le délire écolo avec leur gobelet à un euro fait profondément pitié.


- Voilà


- De rien


- Bonsoir.


P.S. : aux dégénérés qui me rétorqueront : "t'aimes pas les Arctic Monkeys, mais en attendant toi tu vends pas de disques, attends d'avoir du succès et tu pourras parler", je ne prendrai pas la peine de répondre, tant il est vrai que suivant le même argumentaire, je me devrais de crier haut et fort mon admiration pour le succès d'André Rieu, Patrick Sébastien, Maïté ou Adolf Hitler.


C'était vraiment très intéressant.

22.9.11

UMP, je n'en ai pas terminé avec toi

J'avais quelque peu lâché l'affaire depuis l'élection du nain cocu, dégoûté de voir les Français faire preuve d'autant de discernement que leurs camarades d'outre-Rhin dans les années trente. Je me souviens cette année 2007, où ivre mort je sautais sur les voitures en marche en hurlant "Ségolène Royal sera présidente !", tout fier, m'imaginant sans doute qu'en beuglant ce simple énoncé comme un mantra il deviendrait une sorte de prophétie auto-réalisatrice. Las ! Les Français ont tranché conformément à ce que les médias leur ont dicté, conformément à l'intérêt d'une oligarchie de riches no-life qui en veulent à tout ce qui a davantage de life qu'eux. En vertu de quoi, le péquenot de base, persuadé que rendre service à Bernard Arnault c'est un peu se rendre service à soi-même, est heureux. Soit. Très bien. J'ai abandonné. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps lorsque j'ai vu de quelle barbarie l'UMP pouvait être capable (projet Mariani de tests ADN sur les candidats au regroupement familial, tout type de fichage évoquant très directement le régime stalinien), mais j'ai laissé faire, vu que tout le monde semblait s'arranger très bien du monde tel qu'il est tant que la télé reste allumée.

Sauf

Que

(ceci n'est pas un clin d'oeil à Sébastien Fontenelle)

Il

S'avère

Que, même lorsque l'on a lâchement déserté le terrain politique comme je l'ai fait, il y a parfaitement matière à s'amuser de l'UMP en restant sur le terrain de l'esthétique et de la rhétorique. En somme, je continuerai de faire des raccourcis-honteux-qui-rappellent-les-années-trente visant la droite au pouvoir, pour le simple plaisir d'en dire du mal, sans aucunement proposer quoi que ce soit, sans la moindre ambition constructive - d'ailleurs, demande-t-on à une entreprise de démolition de reconstruire derrière ? Certainement pas !

Bref, tout ce blabla inutile pour dire que, même sans aucune ambition partisane, sans le moindre programme et sans le moindre espoir d'un quelconque changement, je continuerai de crier à tue-tête que les UMPistes sont les plus moches, les plus cons, les plus nazi-compatibles. Et j'en apporterai la preuve. Amen.

(en guise d'introduction, et à placer dans le rayon "ils sont les plus moches", je vous livre ici la trombine d'un ancien jeune élu UMP, hélas passé au Nouveau Centre et allié aux berlusconistes Italiens - il est Corse - mais qui il fut un temps portait haut et fort le message de l'UMP ; ladies and gentlement, please give a juicy welcome to ALEXANDRE-GUILLAUME TOLLINCHI !!!)



Rire et belles lettres

Soyez informées, foules informes, que je travaille actuellement à deux projets littéraires. L’un, intitulé « Le pays de la soif », consiste en une compilation de poëmes écrits depuis l’âge de quinze ans, augmentée d’une nouvelle salve. L’autre, « Noise », est une sorte de roman libertaire, adolescent, pornographique et lysergique. J’aimerais par ailleurs m’attaquer à un projet de plus modeste envergure, du style une nouvelle rapidement torchée, histoire de faire savoir promptement à l’humanité que je suis de retour aux belles lettres.



9.8.11

Jacno



Jacno, l'une des rares personnes appréciables à ne pas courir derrière le supposé Eldorado sixties pour au final faire la même chose en moins bien. La classe ultime.

18.10.10

Du nouveau

Voici la liste des gens avec qui je fais de la musique :

Les Burnin Jacks (où j'exerce comme chanteur, D.A., D.R.H., compositeur, Monsieur Loyal, manager, hurleur, encart publicitaire, messie, pourvoyeur de sex appeal et unique membre originel), succulent orchestre pop, sont composés de

- L'intrépide Félix Béguin à la guitare lead


- L'astucieux Tony Richter à la guitare rythmique


- Le sémillant Karl Macumba à la basse


- Le fougueux Vyko La Chips à la batteri


The Freeks (dont je suis le batteur, orfèvre, choriste, fondateur, penseur, concepteur, réalisateur, technicien, keupon, vendeur de sandwiches et apôtre de la paix parmi les peuples), collectif de rock underground et déconstructivo-subversif, comptent dans leurs rangs

- Le mystérieux Tao


- Elias, que l'on ne présente plus


Nous étudions par ailleurs la candidature d'un bassiste, dont vous aurez plus tard des nouvelles

The Danelectric Ladyland (où j'exerce comme guitariste handicapé, fondateur, peut être compositeur un jour, chef d'orchestre et préposé au recrutement), nouvelle formation de rock sophistiqué et au top de l'actualité contemporaine d'aujourd'hui, comprend

- La fan des Guns'n Roses, Servane Varnese, aux cordes vocales


- A la basse, celui que tout le monde surnomme encore Mathieu Grosse Bite


- A la batterie, l'infatigable Félix Béguin


J'ai également ma carrière solo, sous le nom de Plastic Bertrand Cantat (myspace, facebook, twitter, reverbnation, contrat avec maison de disques, tournée, numéro un etc à venir très prochainement), aux côtés de ma guitare, la bien nommée Lady Lou (et parfois en featuring avec le collègue Karl Macumba)


Ce serait mentir que d'omettre un nouveau partenariat original, construit autour de la reprise du célèbre single des Runaways, Cherry Bomb (je ne sais pas encore trop ce que je ferai, batterie, basse, deuxième guitare ? les paris sont ouverts !) aux côtés de

- L'alcoolique à frange Tatiana Schott


- L'alcoolique à frange Jacqueline Le Razan


- L'insatiable Félix Béguin


JOIE !!!

16.10.10

CRS SS


Il est de bon ton de rappeler à intervalles réguliers cette vérité fondamentale.Ces gros lourdauds de CRS agissent avec la même réflexion préalable et la même mesure des conséquences de leurs actes que les SS de la grande époque. De même, ceux qui trouvent caricaturaux les gens comme moi auraient, en vertu des mêmes arguments, soutenu une certaine forme d'indifférence décontractée à l'égard des nazis dans les années 30 - 40. Hé oui.

Autrement, j'ai écouté beaucoup de Hard Rock et de Metal, ces derniers temps. Il s'en dégage quelques conclusions :

1. Bon Jovi est le pire groupe du monde. Indéfendable, dégoulinant, atroce, les épithètes ne manquent pas pour désigner le caca auquel ce groupe équivaut sans conteste. La preuve :



2. Rising Force d'Yngwie Malmsteen. Cas épineux. Je partais d'un a priori si négatif qu'en définitive, l'écoute de cet album était plutôt une bonne surprise. Certes, c'est un peu dégueu, le son est immonde, les étalages totalement gratuits de virtuosité ne me touchent pas plus que ça et la référence à la musique classique est plutôt malvenue dans la mesure où c'est objectivement moins bien. Même si j'aime pas jouer les puristes, là c'est indéniable. Il n'en demeure pas moins que, hors deux ou trois chansons d'ascendance clairement Heavy Metal avec chant et tout, qui sont vraiment des étrons, le reste est plutôt sympa dans la mesure où il s'agit d'une musique plutôt écoutable, en définitive. Allez, rien que pour votre plaisir, je vous envoie néanmoins l'inclassable vidéo de son chef d'oeuvre, Arpeggios From Hell :



3. Il existe une chanson sympa de Kiss. Si, si, elle s'appelle d'ailleurs Rock'n Roll All Nite.

4. Le Heavy Metal est un genre globalement pourri. J'ai néanmoins une certaine sympathie envers Motörhead.

5. Je me suis réconcilié avec Speed King (chanson sur l'éjaculation précoce ?) de Deep Purple, malgré une qualité d'enregistrement qui frise le risible.

6. AC/DC, c'est quand même la haut du panier.

Par ailleurs, apprenez que Plastic Bertrand Cantat sera le nom de ma carrière solo. J'ai déjà quelques titres très sympa.

Que dire d'autre ?

J'en ai marre de jouxter la vie toute moche de mes contemporains.

On ne peut être exigeant envers soi-même sans l'être envers les autres (et inversement).

En vertu de quoi, tel un François Mitterrand des temps modernes, j'ai décidé de changer la vie. Pour ce faire, j'ai déjà un orchestre pop tout à fait délectable, et qui a récemment joué ceci :